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Le Sud séduit les investisseurs étrangers

Le Sud séduit les investisseurs étrangers

Le secteur touristique marocain ne cesse d’attirer des investissements de renom. Le groupe Accor n’est désormais plus l’unique groupe étranger de taille à s’intéresser au pays. D’autres grands opérateurs lui ont emboîté le pas dans l’année 2000, tels que Sol Mélia, l’Indien Oberoï, le Club Med, Mowenpiick, l’Allemand Neckerman, Delha Baraka … 2000 a ainsi connu plusieurs ouvertures, notamment le Dorint Atlantic Palace d’Agadir, le Sofitel Essaouira … ainsi que la rénovation, entre autres, du N’fis de Marrakech.

Les statistiques définitives relatives à l’année écoulée n’ont pas encore été rendues publiques, mais les responsables du secteur s’accordent à dire qu’il a accusé une augmentation significative des investissements et de la capacité hôtelière par rapport à 1999. En cette année déjà, l’investissement touristique en général s’était inscrit en hausse de37% par rapport à 1998, totalisant plus de 671 millions de dirhams. Presque 70 % de ce montant ont été investis dans de nouvelles unités. Au nombre de 38 (toutes catégories confondues), les nouvelles unités d’hébergement ont permis de créer une capacité additionnelle de pas moins de 2 800 lits (contre 8 unités et 511 lits une année plus tôt).

On s’en doutait, la région du Sud s’est taillée la part du lion. Les proportions sont impressionnantes: 63% des investissements globaux, 68% des projets mis en services et … 95% si l’on raisonne en terme de capacité d’accueil créée.
A en croire les professionnels, l’amélioration de l’investissement touristique serait dû, en grande partie, aux résultats encouragements enregistrés par le secteur, mais aussi aux réaménagements du cadre incitatifs régissant l’investissement. Désormais, s’ajoutent, en plus, la vision plus claire en matière d’aménagement puisqu’il y a consensus national sur les pôles à développer, à savoir Plage Blanche, Taghazout, Rmis Sahel, Saïdia, Essaouira, Tantan et El Jadida.

Le congrès des investisseurs et hommes d’affaires arabes

Le congrès des investisseurs et hommes d’affaires arabes

Le second Congrès des Investisseurs et Hommes d’Affaires Arabes s’est tenu à Casablanca du 31 Octobre au 3 Novembre 1983. Vu l’importance de cette manifestation sur le plan de la Nation arabe et de notre pays, nous avons tenu à réaliser l’entretien suivant avec le Président de ce congrès, Monsieur Najem ABAAKIL.

AL ASAS : Pouvez-vous nous faire part de vos appréciations générales sur le dernier Congrès des Investisseurs Arabes tenu à Casablanca, et en quoi diffère-toi! du précédent ?

Najem ABAAKIL : Avant de répondre à cette question, je tiens à préciser les particularités du Congrès des Investisseurs et Hommes d’Affaires Arabes qui s’est tenu récemment à Casablanca et tout d’abord le fait éminent que ce Congrès ait été placé sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Hassan Il qui a voulu démontrer ainsi toute l’importance que revêt ce grand rassemblement. Dans le message Royal adressé aux Congressistes, S.M. a défini les objectifs que doit poursuivre la Nation Arabe pour son épanouissement économique et social.
Le premier congrès tenu à Taïf visait en premier lieu à trouver un accord général sur les objectifs globaux à atteindre à travers l’investissement du capital privé arabe, alors que le congrès de Casablanca s’est consacré à l’étude et à l’exécution des projets concrets, surtout au niveau des pays offrant le plus de potentialités, tant humaines que naturelles et matérielles (à savoir par exemple : une bonne infrastructure, des codes d’investissement souples et avantageux pour le capital privé arabe, etc.).
Comme les résolutions des travaux de ce congrès le prouvent, les résultats obtenus ont été plus que satisfaisant:
1°/ La constitution de la Société des Investissements Arabes dont le siège est à Bahreïn, et qui a pour but l’investissement dans les pays arabes présentant des potentialités adéquates. Le succès enregistré lors de la constitution du Conseil provisoire d’administration de cette société témoigne du grand intérêt que portent les investisseurs arabes à la création d’une telle société. Il a été également décidé d’ouvrir dans chaque pays arabe une représentation de cette société.
La première Assemblée qui devait se pencher sur toutes les dispositions de la Société Arabe des Investissements; a eu lieu à Djeddah le 27 Novembre 1983, c’est-à-dire moins d’un mois après la tenue du Congrès de Casablanca. C’est dire le rythme avec lequel avancent les travaux de cette société.
2°/ La création de la Société de Pêche Maritime, avec un capital de ’1’00 millions de dollars, ayant le Maroc pour siège social. Son Conseil d’Administration provisoire est en train de se pencher sur les modalités de sa constitution définitive.
Parallèlement à la création de ces deux sociétés, le congrès a émis des recommandations en vue de la création d’unités arabes d’industries mécaniques et d’engineering.
Il faut mentionner aussi les importantes concertations bilatérales ayant eu lieu en marge de ce congrès, et notamment entre les hommes d’affaires arabes et leurs homologues marocains. C’est ainsi que d’importants projets ont été discutés et adoptés entre le Maroc et le Koweït, le Maroc et Bahreïn, le Maroc et l’Arabie Saoudite, le Maroc et les Emirats Arabes Unis, le Maroc et le Sultanat d’Oman, etc. Parmi ces projets, je citerai à’ titre d’exemple : la constitution d’une société maroco-saoudienne dénommée « La Société Générale d’Investissement » au capital de 100 millions de dollars, et ayant le Maroc pour siège social ; la création d’une société maroco-bahreinite visant la commercialisation à Bahreïn de certains produits marocains.
Parallèlement à ces projets, les hommes d’affaires arabes ont discuté entre eux d’un certain nombre d’autres projets difficiles à énumérer actuellement et dont la concrétisation ne tardera pas à se faire. De même, les Chambres de Commerce des pays participants devraient se pencher sur l’étude de divers projets.

AL ASAS : En tant que Président de ce congrès, quelle dynamique comptez-vous insuffler à cet important forum arabe ?

Najem ABAAKIL : Je dirai à ce sujet que le Comité marocain chargé du suivi a déjà tenu plusieurs réunions afin d’apporter l’aide nécessaire aux promoteurs des projets, et de les aider à surmonter tous les obstacles qui risqueraient de se dresser sur leur chemin, et ce dans le but de faciliter l’exécution rapide de chaque projet.