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		<title>Le Sud séduit les investisseurs étrangers</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 14:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Sud séduit les investisseurs étrangers Le secteur touristique marocain ne cesse d&#8217;attirer des investissements de renom. Le groupe Accor n&#8217;est désormais plus l&#8217;unique groupe étranger de taille à s&#8217;intéresser au pays. D&#8217;autres grands opérateurs lui ont emboîté le pas dans l&#8217;année 2000, tels que Sol Mélia, l&#8217;Indien Oberoï, le Club Med, Mowenpiick, l&#8217;Allemand Neckerman, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Le Sud séduit les investisseurs étrangers </h1>
<p></p>
<p>Le secteur <strong>touristique marocain</strong> ne cesse d&#8217;attirer des investissements de renom. Le groupe Accor n&#8217;est désormais plus l&#8217;unique groupe étranger de taille à s&#8217;intéresser au pays. D&#8217;autres grands opérateurs lui ont emboîté le pas dans l&#8217;année 2000, tels que Sol Mélia, l&#8217;Indien Oberoï, le Club Med, Mowenpiick, l&#8217;Allemand Neckerman, Delha Baraka &#8230; 2000 a ainsi connu plusieurs ouvertures, notamment le Dorint Atlantic Palace d&#8217;Agadir, le Sofitel Essaouira &#8230; ainsi que la rénovation, entre autres, du N&#8217;fis de Marrakech. </p>
<p>Les statistiques définitives relatives à l&#8217;année écoulée n&#8217;ont pas encore été rendues publiques, mais les responsables du secteur s&#8217;accordent à dire qu&#8217;il a accusé une augmentation significative des investissements et de la capacité hôtelière par rapport à 1999. En cette année déjà, l&#8217;investissement touristique en général s&#8217;était inscrit en hausse de37% par rapport à 1998, totalisant plus de 671 millions de dirhams. Presque 70 % de ce montant ont été investis dans de nouvelles unités. Au nombre de 38 (toutes catégories confondues), les nouvelles unités d&#8217;hébergement ont permis de créer une capacité additionnelle de pas moins de 2 800 lits (contre 8 unités et 511 lits une année plus tôt). </p>
<p>On s&#8217;en doutait, la région du Sud s&#8217;est taillée la part du lion. Les proportions sont impressionnantes: 63% des investissements globaux, 68% des projets mis en services et &#8230; 95% si l&#8217;on raisonne en terme de capacité d&#8217;accueil créée.<br />
A en croire les professionnels, l&#8217;amélioration de l&#8217;<strong>investissement touristique</strong> serait dû, en grande partie, aux résultats encouragements enregistrés par le secteur, mais aussi aux réaménagements du cadre incitatifs régissant l&#8217;investissement. Désormais, s&#8217;ajoutent, en plus, la vision plus claire en matière d&#8217;aménagement puisqu&#8217;il y a consensus national sur les pôles à développer, à savoir Plage Blanche, Taghazout, Rmis Sahel, Saïdia, Essaouira, Tantan et El Jadida. </p>
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		<title>Conventions du Maroc avec les opérateurs du tourisme</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 14:07:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Investissement touristique]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Conventions du Maroc avec les opérateurs du tourisme En parallèle aux projets mis en service, le Maroc avait signé, en 1999, sept conventions avec des promoteurs aussi bien nationaux qu&#8217;étrangers pour un montant de 5,4 milliard de dirhams. Ces conventions devraient, au terme de la réalisation de toutes les intentions, renforcer la capacité disponible nationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Conventions du Maroc avec les opérateurs du tourisme</h1>
<p>En parallèle aux projets mis en service, le Maroc avait signé, en 1999, sept conventions avec des promoteurs aussi bien nationaux qu&#8217;étrangers pour un montant de 5,4 milliard de dirhams. Ces conventions devraient, au terme de la réalisation de toutes les intentions, renforcer la capacité disponible nationale de quelques 10 450 lits supplémentaires et générer 8 320 emplois directs. Elles témoignent de l&#8217;intérêt que portent les grands groupes au Maroc et de leur volonté d&#8217;accompagner son secteur touristique. Ainsi, le groupe Accor s&#8217;est engagé à créer une capacité additionnelle de 3 400 lits pour un investissement de 1.4 milliards de dirhams, Sol Mélia Cl milliard de dirhams, 798 lits). C&#8217;est le cas également du groupe Tikida (880 MDH, 2 250 lits) et de Ahlen village SA (569 MDH, 1 536 lits). On notera également la présence de Malabata International Coorporation, Britanic Hotels Company et Bouznika Bay. </p>
<p>Les Assises nationales sur le Tourisme, qui se sont tenues il y a quelques mois à Marrakech, ont démontré la volonté de la plus haute autorité du Royaume de booster le secteur. Des efforts considérables restent à faire, mais désormais, il y a consentement général sur l&#8217;importance de l&#8217;or bleu et ses enjeux pour le développement harmonieux et durable de tout le pays.</p>
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		<title>Le congrès des investisseurs et hommes d&#8217;affaires arabes</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Sep 2011 20:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Investissement au Maroc]]></category>
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		<description><![CDATA[Le congrès des investisseurs et hommes d&#8217;affaires arabes Le second Congrès des Investisseurs et Hommes d&#8217;Affaires Arabes s&#8217;est tenu à Casablanca du 31 Octobre au 3 Novembre 1983. Vu l&#8217;importance de cette manifestation sur le plan de la Nation arabe et de notre pays, nous avons tenu à réaliser l&#8217;entretien suivant avec le Président de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Le congrès des investisseurs et hommes d&#8217;affaires arabes</h1>
<p> Le second Congrès des Investisseurs et Hommes d&#8217;Affaires Arabes s&#8217;est tenu à Casablanca du 31 Octobre au 3 Novembre 1983. Vu l&#8217;importance de cette manifestation sur le plan de la Nation arabe et de notre pays, nous avons tenu à réaliser l&#8217;entretien suivant avec le Président de ce congrès, Monsieur Najem ABAAKIL. </p>
<p>AL ASAS : Pouvez-vous nous faire part de vos appréciations générales sur le dernier Congrès des Investisseurs Arabes tenu à Casablanca, et en quoi diffère-toi! du précédent ? </p>
<p>Najem ABAAKIL : Avant de répondre à cette question, je tiens à préciser les particularités du Congrès des Investisseurs et Hommes d&#8217;Affaires Arabes qui s&#8217;est tenu récemment à Casablanca et tout d&#8217;abord le fait éminent que ce Congrès ait été placé sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Hassan Il qui a voulu démontrer ainsi toute l&#8217;importance que revêt ce grand rassemblement. Dans le message Royal adressé aux Congressistes, S.M. a défini les objectifs que doit poursuivre la Nation Arabe pour son épanouissement économique et social.<br />
Le premier congrès tenu à Taïf visait en premier lieu à trouver un accord général sur les objectifs globaux à atteindre à travers l&#8217;investissement du capital privé arabe, alors que le congrès de Casablanca s&#8217;est consacré à l&#8217;étude et à l&#8217;exécution des projets concrets, surtout au niveau des pays offrant le plus de potentialités, tant humaines que naturelles et matérielles (à savoir par exemple : une bonne infrastructure, des codes d&#8217;investissement souples et avantageux pour le capital privé arabe, etc.).<br />
Comme les résolutions des travaux de ce congrès le prouvent, les résultats obtenus ont été plus que satisfaisant:<br />
1°/ La constitution de la Société des Investissements Arabes dont le siège est à Bahreïn, et qui a pour but l&#8217;investissement dans les pays arabes présentant des potentialités adéquates. Le succès enregistré lors de la constitution du Conseil provisoire d&#8217;administration de cette société témoigne du grand intérêt que portent les investisseurs arabes à la création d&#8217;une telle société. Il a été également décidé d&#8217;ouvrir dans chaque pays arabe une représentation de cette société.<br />
La première Assemblée qui devait se pencher sur toutes les dispositions de la Société Arabe des Investissements; a eu lieu à Djeddah le 27 Novembre 1983, c&#8217;est-à-dire moins d&#8217;un mois après la tenue du Congrès de Casablanca. C&#8217;est dire le rythme avec lequel avancent les travaux de cette société.<br />
2°/ La création de la Société de Pêche Maritime, avec un capital de &#8217;1&#8217;00 millions de dollars, ayant le Maroc pour siège social. Son Conseil d&#8217;Administration provisoire est en train de se pencher sur les modalités de sa constitution définitive.<br />
Parallèlement à la création de ces deux sociétés, le congrès a émis des recommandations en vue de la création d&#8217;unités arabes d&#8217;industries mécaniques et d&#8217;engineering.<br />
Il faut mentionner aussi les importantes concertations bilatérales ayant eu lieu en marge de ce congrès, et notamment entre les hommes d&#8217;affaires arabes et leurs homologues marocains. C&#8217;est ainsi que d&#8217;importants projets ont été discutés et adoptés entre le Maroc et le Koweït, le Maroc et Bahreïn, le Maroc et l&#8217;Arabie Saoudite, le Maroc et les Emirats Arabes Unis, le Maroc et le Sultanat d&#8217;Oman, etc. Parmi ces projets, je citerai à&#8217; titre d&#8217;exemple : la constitution d&#8217;une société maroco-saoudienne dénommée &laquo;&nbsp;La Société Générale d&#8217;Investissement&nbsp;&raquo; au capital de 100 millions de dollars, et ayant le Maroc pour siège social ; la création d&#8217;une société maroco-bahreinite visant la commercialisation à Bahreïn de certains produits marocains.<br />
Parallèlement à ces projets, les hommes d&#8217;affaires arabes ont discuté entre eux d&#8217;un certain nombre d&#8217;autres projets difficiles à énumérer actuellement et dont la concrétisation ne tardera pas à se faire. De même, les Chambres de Commerce des pays participants devraient se pencher sur l&#8217;étude de divers projets. </p>
<p>AL ASAS : En tant que Président de ce congrès, quelle dynamique comptez-vous insuffler à cet important forum arabe ? </p>
<p>Najem ABAAKIL : Je dirai à ce sujet que le Comité marocain chargé du suivi a déjà tenu plusieurs réunions afin d&#8217;apporter l&#8217;aide nécessaire aux promoteurs des projets, et de les aider à surmonter tous les obstacles qui risqueraient de se dresser sur leur chemin, et ce dans le but de faciliter l&#8217;exécution rapide de chaque projet. </p>
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		<title>Le Maroc et l&#8217;intégration économique arabe</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 20:52:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Maroc et l&#8217;intégration économique arabe AL ASAS : Sur le plan de l&#8217;intégration économique et commerciale arabe, où en sont, dans les faits, les efforts du secteur privé arabe ? Najem ABAAKIL : Au niveau arabe, il y a l&#8217;idée de la création d&#8217;un marché commun arabe, mais pour l&#8217;instant, j&#8217;estime que la coopération [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Le Maroc et l&#8217;intégration économique arabe</h1>
<p>AL ASAS : Sur le plan de l&#8217;intégration économique et commerciale arabe, où en sont, dans les faits, les efforts du secteur privé arabe ? </p>
<p>Najem ABAAKIL : Au niveau arabe, il y a l&#8217;idée de la création d&#8217;un marché commun arabe, mais pour l&#8217;instant, j&#8217;estime que la coopération pour être efficace doit commencer aux niveaux bilatéral ou régional.<br />
Quant au secteur privé arabe, il est légitime de rappeler que beaucoup d&#8217;hommes d&#8217;affaires ignoraient tout des possibilités d&#8217;investissement dans les pays arabes, car les contacts entre investisseurs étaient rares. Cependant, nous avons constaté depuis un certain temps que des rencontres plus fréquentes entre les hommes d&#8217;affaires de ces pays leur ont permis de s&#8217;intéresser sérieusement à l&#8217;investissement dans les pays arabes, pour au moins deux raisons, en dehors de la réalisation des profits : l&#8217;emprise du nationalisme arabe, et un certain dépaysement ressenti par les Arabes dans les pays occidentaux.<br />
AL ASAS : Le Maroc traverse une crise économique, financière et sociale. Quelles en sont à votre avis les principales causes ? </p>
<p>Najem ABAAKIL : Les difficultés que traverse notre pays ont des causes connues de tous, à savoir les répercussions de la crise économique que connaît le monde occidental, la sécheresse qui s&#8217;est abattue sur notre pays trois années consécutives, et la guerre qui nous est imposée dans notre Sahara.<br />
Cependant, le Maroc pourra aisément surmonter ces difficultés en exploitant plus judicieusement ses potentialités dont on peut citer à titre d&#8217;exemple: la richesse naturelle et minière importante mais insuffisamment exploitée ; nos richesses halieutiques ne sont exploitées que d&#8217;une manière artisanale ou insuffisante par nos nationaux du fait d&#8217;une surcharge abusive et d&#8217;une surexploitation de nos eaux territoriales de la part des flottes étrangères; alors que le tourisme chez nos voisins méditerranéens assure au budget de l&#8217;Etat des recettes appréciables, chez nous ce secteur ne participe qu&#8217;insuffisamment à l&#8217;équilibre de notre balance de paiement, et ce malgré la diversité de nos sites touristiques et la richesse de notre patrimoine historique. Dans le domaine de l&#8217;agriculture qui souffre actuellement d&#8217;un déficit alimentaire, notre pays offre d&#8217;énormes potentialités que lui envient bien d&#8217;autres pays, et qui offrent aux Investisseurs de très larges possibilités d&#8217;investissement.<br />
A ces potentialités, il faut en ajouter une autre qui passe souvent inaperçue dans les analyses, à savoir l&#8217;élément humain de grande valeur dont dispose notre pays et qu&#8217;il convient de mobiliser judicieusement dans le cadre d&#8217;une politique économique basée essentiellement sur la productivité, la rentabilité, et l&#8217;intérêt national.<br />
AL ASAS : Certains attribuent au secteur privé une part importante de responsabilité dans la crise qui s&#8217;abat sur notre pays. Qu&#8217;en pensez-vous? </p>
<p>Najem ABAAKIL : En comparant les deux secteurs, j&#8217;estime que l&#8217;apport du secteur privé dépasse de loin celui du secteur public en matière de réalisations économiques. Cependant l&#8217;Administration doit pouvoir mieux coordonner les deux secteurs afin d&#8217;atteindre un apport global plus important. J&#8217;estime en toute responsabilité que le secteur privé n&#8217;a jamais été défaillant, malgré les lourdes charges et notamment fiscales qu&#8217;il supporte. Le secteur privé a dignement rempli sa mission, et nous pouvons le prouver à travers l&#8217;examen des réalisations de tous les plans de développement du pays depuis l&#8217;indépendance.</p>
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		<title>L’enseignement supérieur</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 21:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement]]></category>
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		<description><![CDATA[L’enseignement supérieur Le Syndicat National de l&#8217;Enseignement Supérieur vient de tenir à la Faculté des Sciences de l’éducation son troisième Congrès, les 25 &#8211; 26 et 27 Novembre, sous le thème &#171;&#160;La mobilisation pour une gestion démocratique véritable des Établissements d&#8217;Enseignement Supérieur&#160;&#187;. Cette importante manifestation a donné lieu à de nombreuses réflexions et analyses sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>L’enseignement supérieur</h1>
<p>Le Syndicat National de l&#8217;Enseignement Supérieur vient de tenir à la Faculté des Sciences de l’éducation son troisième Congrès, les 25 &#8211; 26 et 27 Novembre, sous le thème &laquo;&nbsp;La mobilisation pour une gestion démocratique véritable des Établissements d&#8217;Enseignement Supérieur&nbsp;&raquo;.<br />
Cette importante manifestation a donné lieu à de nombreuses réflexions et analyses sur le sort de l&#8217;Enseignement Supérieur au Maroc qui traverse, comme tout le monde sait, une crise dont il risque de se sortir difficilement s&#8217;il continue à emprunter les mêmes choix et les mêmes voies. </p>
<p>Dans son discours d&#8217;ouverture, le Secrétaire Général du Syndicat a mis l&#8217;accent sur un certain nombre de points dont notamment: la multiplication de &laquo;&nbsp;nouvelles Facultés&nbsp;&raquo; qui ne sont rien d&#8217;autre que des &laquo;&nbsp;Centres d&#8217;Enseignement supérieur&nbsp;&raquo; bien connus pour leur manque de moyens, tant humains que matériels ; la mise en sommeil des institutions chargées de la gestion des Universités prévues par le Dahir de 1975; l&#8217;introduction de nouvelles réformes sans aucune concertation préalable avec le corps enseignant; les atteintes répétées contre les enseignants-chercheurs ; l’insuffisance de l&#8217;encadrement humain et matériel; l’annulation des postes budgétaires au moment où le nombre d’étudiants ne cesse de croitre ; futilisation abusive des assujettis au service civil dans le domaine de l&#8217;encadrement, au lieu de les intégrer parmi les enseignants chercheurs; l&#8217;insistance de la Banque Mondiale en 1983 sur la diminution des dépenses allouées à l&#8217;enseignement, vise à un enseignement de classe, à fermer l&#8217;Université à la face des bacheliers et à saboter la recherche scientifique ; la diminution du montant de la bourse et des salaires des étudiants-professeurs; l&#8217;abandon de la gratuité de l&#8217;enseignement; le gaspillage des deniers du Trésor dans la création d&#8217;emplois, comme ceux des vigiles dont l&#8217;Université n&#8217;a aucunement besoin, s&#8217;accompagne de restrictions draconiennes concernant la création de postes budgétaires pour le recrutement de cadres dont l&#8217;Université a, par contre, besoin ; l&#8217;interdiction pour les fonctionnaires de suivre une formation universitaire ; la non-satisfaction des revendications légitimes du corps enseignant en vue d&#8217;améliorer ses conditions de vie devenues précaires à cause de la régression de son pouvoir d&#8217;achat ; l&#8217;idée de permettre au secteur privé de jouer un rôle dans l&#8217;enseignement supérieur, ne fera que renforcer le principe de classe, etc. </p>
<p>Ces remarques et d&#8217;autres encore, démontrent la portée de la crise où se débat l&#8217;Enseignement Supérieur, crise rendue intolérable par l&#8217;absence de tout dialogue constructif entre le Ministère de l&#8217;Education Nationale et le corps enseignant. La volonté du Département de tutelle de marginaliser l&#8217;Université en y administrant des réformes arbitraires et incohérentes, ne peut que déboucher sur la mort de l&#8217;activité universitaire dans notre pays. La gravité de cette volonté se mesure à l&#8217;absence totale de toute réforme positive du contenu proprement dit de l&#8217;enseignement. Contenu largement reconnu inadéquat aux exigences actuelles de notre développement économique et social. Il suffit, pour s&#8217;en convaincre, de voir ces milliers de licenciés en chômage qui ne trouvent aucun preneur sur un marché du travail déjà chancelant. </p>
<p>La réforme de l&#8217;Enseignement Supérieur est à l&#8217;heure actuelle une question prioritaire si l&#8217;on veut éviter de faire sombrer notre Université dans la désagrégation et la déconfiture qui campent à ses portes. Mais cette réforme ne pourra être crédible que si le corps universitaire est intimement lié à son élaboration et à son exécution. Les technocrates &#8230; du M.E.N., ainsi que leurs acolytes de la Banque Mondiale, n&#8217;ont aucune stature légitime pour imposer à un peuple, en quête de développement, un enseignement au rabais, fabriqué dans les fours de l&#8217;impérialisme et du néocolonialisme.<br />
De l&#8217;importance accordée à la formation dans nos Universités dépendra le devenir socio-historique de notre pays. La médiocrité ne mène qu&#8217;à la médiocrité. Allons-nous rester éternellement médiocres? </p>
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